Analyse
Comprendre la complexité de votre parc VMware, avant de décider.
Ce qui rend un projet simple sur papier et complexe en pratique, et comment le mesurer.
ExceptionsUne exception de config accordée dans l'urgence sur une VM, puis jamais retirée.LegacyUn OS en fin de vie encore en prod : une app critique en dépend.Savoir informelLe « pourquoi » d'une config que seul un admin connaissait, parti avec lui.Décisions oubliéesUn vieux snapshot ou une réservation posée un jour de crise, oubliés depuis.Dérive de configDes VMs censées être identiques, mais aux réglages qui ont divergé avec le temps.

Non documentéUne dépendance entre deux apps que rien n'indique, jusqu'à ce qu'elle casse.Shadow ITUne VM montée hors du process IT, devenue critique sans que personne l'ait décidé.VMs orphelinesDes VMs éteintes depuis des mois et des VMDK détachés, que personne n'ose supprimer.Contournements manuelsUn correctif manuel qui tourne chaque nuit depuis des années, sans que personne ne sache pourquoi.
La complexité s'accumule, année après année, dans votre infrastructure virtuelle.Chaque facteur ci-dessus ajoute une strate à la montagne, et aucune décision ne tient tant qu'on ne l'a pas mesurée.
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Pourquoi cette question revient maintenant
Face aux changements de licence chez Broadcom, beaucoup d'organisations doivent trancher : rester sur VMware et optimiser, migrer vers une autre plateforme, ou moderniser une partie de l'environnement. Beaucoup restent d'ailleurs au point mort : 42 % des DSI réfléchissent encore à comment s'y prendre, et l'audit de l'existant est souvent la phase la plus longue (Enix). Car avant même de choisir une direction, une question technique s'impose, la même dans tous les cas : quelle est la complexité réelle de cet environnement, avec les dépendances et le legacy qui s'y sont accumulés au fil du temps ? Les recherches « sortie VMware », « migration VMware » et « alternatives VMware » ont explosé, pourtant la vraie difficulté n'est pas de choisir une cible, c'est de connaître honnêtement son point de départ.
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La complexité ne se lit pas dans un inventaire
Un inventaire de VMs donne un décompte, pas une évaluation de risque. La complexité réelle d'une migration ou d'une modernisation vient d'ailleurs : exceptions de configuration accumulées, dépendances applicatives non documentées, chaînes de snapshots ou de clones oubliées, VMs orphelines et Shadow IT hérité, contournements manuels devenus permanents, fonctionnalités propres à la plateforme (Fault Tolerance, RDM, pools de ressources), systèmes d'exploitation en fin de vie, et tolérance à l'indisponibilité variable selon le tier applicatif. Ce sont ces facteurs de complexité, pas le nombre de VMs, qui déterminent si un projet prend trois semaines ou huit mois.
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Le vrai goulot : obtenir une image fraîche et fiable
Dresser ce portrait, aujourd'hui, est un travail long et ingrat. On assemble des inventaires à la main, on corrèle plusieurs sources (vCenter, tableurs, scripts maison, connaissances tribales), on relance des équipes déjà surchargées. Cela prend des semaines, parfois des mois, pendant que l'environnement continue d'évoluer : les données vieillissent avant même d'être analysées. Et le point de départ manque à beaucoup : seulement 36 % ont une visibilité complète de leur parc, une proportion en recul d'année en année (Flexera). Faire appel à l'externe n'accélère pas vraiment l'exercice : l'évaluation reste manuelle et ponctuelle, une photo unique déjà en train de vieillir quand on la reçoit. Et à l'heure où les menaces se multiplient de toutes parts, mieux vaut limiter par design la diffusion de données d'infrastructure sensibles, quel que soit le prestataire de confiance. Résultat : des décisions structurantes prises sur une image partielle, périmée ou approximative.
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La complexité qu'on ne voit pas coûte, quelle que soit l'option
Sans ce portrait au départ, la complexité se révèle en pleine exécution, une application à la fois : une dépendance oubliée, une contrainte de plateforme non anticipée, et une première application ne bascule pas comme prévu ; puis une deuxième. C'est souvent ainsi qu'un projet finit suspendu, le temps de comprendre ce qu'on aurait pu voir avant de commencer. Et le coût existe des deux côtés : qu'on parte ou qu'on reste, les contraintes qu'on n'avait pas repérées forcent à revoir le plan. Selon CloudBolt, 63 % ont changé de stratégie VMware au moins deux fois, seulement 4 % ont complété une migration complète hors de VMware, et 41 % restent et optimisent leur parc, signe que beaucoup ajustent leur trajectoire une fois la complexité réelle découverte. Se lancer avant de mesurer ce qui doit vraiment bouger, c'est risquer d'évaluer, voire de déplacer, une large part d'un parc qui pouvait rester en place. Et quand une migration est bel et bien lancée, le temps perdu coûte double : l'ancien et le nouvel environnement tournent en parallèle jusqu'à la fin. On ne réduit pas ce risque en espérant, on le réduit en voyant la complexité avant de s'engager.
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Comment VIA mesure la complexité
Quelle que soit la direction, la première étape est la même : mesurer ce qui existe, sans être poussé vers une option. VIA est un analyseur d'infrastructure VMware auto-hébergé. Il se connecte en lecture seule à vCenter, calcule un score de complexité par VM à partir de facteurs observables (dépendances, configuration, contraintes de plateforme), et produit un rapport livrable. L'analyse tourne entièrement dans votre réseau : aucune donnée n'est transmise à MB Tools. Le rapport présente les facteurs de complexité de façon neutre et traçable, sans recommander de plateforme de destination. Ce qui prenait des mois de collecte et de corrélation se fait alors en quelques heures. L'analyse étant déterministe et automatisée, on peut la relancer autant de fois qu'on veut pour suivre l'évolution, là où une évaluation manuelle reste une photo unique.
Le point de départ, en chiffres
42 %
réfléchissent encore à comment migrer (Enix)
36 %
ont une visibilité complète de leur parc IT (Flexera)
63 %
ont changé de stratégie VMware au moins deux fois (CloudBolt)
4 %
ont complété une migration complète hors de VMware (CloudBolt)
Sources
- Flexera, State of ITAM Report 2026 (sondage auprès de 512 professionnels IT)
- CloudBolt, VMware Migration Reality Report 2026 (302 décideurs nord-américains, sondage commandité par CloudBolt)
- Enix, Impact du rachat de VMware par Broadcom : où en sont les DSI françaises ? (2024, sondage auprès de 100+ décideurs IT français)